Sous le regard de l’Esprit, comment nous mettons-nous à la suite du Christ afin, sanctifiés, de devenir présents aux ignorants de l’Évangile ?
- Francis Roche
- il y a 3 jours
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« Je fais de toi la lumière des nations pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre » (Is 49, 3.5-6)
Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté. (cf. Ps 39, 8a.9a)
« À vous, la grâce et la paix, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ » (1 Co 1, 1-3)
« Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » (Jn 1, 29-34)

Homélie du dimanche 18 janvier 2026
Le jeune Samuel : « tu m’as appelé, me voici ».
Or ce n’est pas Éli qui a appelé.
« Tu m’as appelé, me voici. »
Alors Éli comprit que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant ».
Comment savoir si nous sommes appelés ? Que nous sommes appelés ?
À cette question je me suis donné cette réponse : S’il y a constance, répétition, identité dans l’appel et les démarches à prendre pour répondre à l’appel, c’est qu’il y a vraiment appel de Dieu. Nous parlons de vocation. Dieu nous appelle pour tracer un seul chemin. Si le chemin est bien visible, tracé avec les mêmes caractéristiques, c’est qu’il y a vraiment appel. Vocation.
Alors Samuel répondit : « Parle, ton serviteur écoute. »
Samuel écoute ; il construit sa vie, répond à l’appel… Alors tout le monde reconnait qu’il est vraiment un prophète du Seigneur.
Je dis cela en pensant à la vocation que nous recevons, que nous avons reçu, que nous nourrissons. Car, nous le savons, nous sommes tous appelés à la sainteté. Je cite François avec Gaudete et exsultate, sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel.
10. Ce que je voudrais rappeler par la présente Exhortation, c’est surtout l’appel à la sainteté que le Seigneur adresse à chacun d’entre nous, cet appel qu’il t’adresse à toi aussi : « Vous êtes devenus saints car je suis saint » (Lv 11, 44 ; cf. 1 P 1, 16). Le Concile Vatican II l’a souligné avec force : « Pourvus de moyens salutaires d’une telle abondance et d’une telle grandeur, tous ceux qui croient au Christ, quels que soient leur condition et leur état de vie, sont appelés par Dieu, chacun dans sa route, à une sainteté dont la perfection est celle même du Père ».
Et, pour vivre cette sainteté nous savons qu’il y a deux voies à prendre. 1/ La route de la prière. 2/ La route de l’engagement auprès d’autrui. Contemplation - action. Action - contemplation. Jésus, signalé par l’Esprit :
« J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. »
Jésus témoigne de son lien au Père -Dieu Créateur - par le bien qu’il fait autour de lui.
Comment se savoir appelé ?
C’est bien, me semble-t-il, la question qu’il importe de se poser. Catéchumènes, néophytes et très anciens dans la vie chrétienne nous devrions régulièrement nous réunir pour réfléchir à cette question ; approfondir notre situation de disciple du Christ, appelé à être (devenir) prêtre, prophète et roi. L’I. A. de mon ordinateur me dit : « Être prêtre, prophète et roi pour un baptisé signifie participer à la mission du Christ en offrant sa vie à Dieu, en annonçant la parole et en servant les autres, tout cela étant conféré par le sacrement du baptême et développé par la confirmation et l’eucharistie. »
Dimanche 4 janvier je participais à l’eucharistie à la cathédrale de Lyon dans le cadre de l’ouverture de l’année Antoine Chevrier, bicentenaire de l’anniversaire de sa naissance (1826). Les médias, dont Église à Lyon, La Croix, en ont beaucoup parlé. Je repense alors, dans le sens des lectures de ce dimanche, à ce que disait le fondateur du Prado : « Sentez-vous naître cette grâce en vous ? C’est-à-dire, sentez-vous un attrait intérieur qui vous pousse vers Jésus-Christ ? Un sentiment intérieur qui est plein d’admiration pour Jésus-Christ, pour sa beauté, sa grandeur, sa bonté infinie, qui le porte à venir à nous. Sentiment qui nous touche et nous porte à nous donner à lui. Un petit souffle divin qui nous pousse et qui vient d’en haut, ex alto, une petite lumière surnaturelle qui nous éclaire et nous fait voir un peu Jésus-Christ et sa beauté infinie. Si nous sentons en nous ce souffle divin, si nous apercevons une petite lumière si nous nous sentons attiré tant soit peu vers Jésus-Christ, ah ! cultivons cet attrait, faisons le croître par la prière, l’oraison, l’étude, afin qu’il grandisse et produise des fruits ».
C’est ce que j’appelle creuser le sillon de la vocation, l’appel de Dieu, l’appel de tous à la sainteté.
Devenir saint en accomplissant le bien autour de soi. Nous connaissons l’envoie de l’eucharistie : allez en paix, glorifiez le Seigneur par votre vie. C’est une invitation à vivre en disciples-missionnaires : témoigner, au quotidien, de l'amour de Dieu par nos actions et notre manière de vivre. L’action à la suite de la contemplation. Je note que l’Église acceptant, la nuit, la présence d’une soixantaine de jeunes migrants dans Saint-Polycarpe ouvre ses portes. Elle fait sa part. Comment agir pour que l’État respecte les droits humains fondamentaux ? Il faudrait lire ici le communiqué de presse du collectif soutiens/migrants Croix-Rousse. Voir sur internet
Oui, il y a de nombreuses pistes d’action. Le voir / juger / agir aide à discerner la route de notre mission. Alors, je me permets de signaler la rencontre/conférence du jeudi 22 janvier au Prado, rue Père Chevrier. Ce jeudi du Prado, avec des membres du secours catholique peut donner des pistes d’action en mettent le doigt sur la présence auprès des très pauvres.
Comment l’Eglise chrétienne, c’est-à dire nous tous, est-elle présente aux personnes qui vivent une grande précarité ?
Michel Durand




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