top of page

Homélie de Daniel Montoya - 2 août 2026

Matthieu 14, 13-21 : Avec Jésus, même le peu devient beaucoup !


Avec Jésus, même le peu devient beaucoup !

Frères et sœurs,

Les trois derniers dimanches nous ont fait réfléchir sur la manière dont nous considérons la parole de Dieu, parole vivante semée en nous par le Christ, qui nous appelait à la faire germer en nous afin qu’elle porte du fruit.

Aujourd’hui, l’Évangile commence dans un moment lourd…

Jésus vient d’apprendre la mort de Jean-Baptiste.

Il est triste, il veut se retirer, être seul.

Il cherche le silence…Il cherche un désert…

Mais les foules arrivent. Elles ont besoin de lui.Comme attirées… de l’intérieur.

Comme si leurs cœurs savaient que là se trouve la vraie source.

Et Jésus ne les renvoie pas.

Il fait quelque chose d’étonnant :

Au lieu de ça, il les regarde.

Il est bouleversé.

Il décide de rester.

Et les nourrit avec presque rien.

Imaginez :

Vous marchez seul… vers Fourvière, par exemple.

Et arrivé en haut… vous avez faim.

Et vous regardez l’horizon…

Et là… vous vous sentez rempli.

Pas parce que vous avez à manger.

Mais parce que quelque chose en vous s’est ouvert.

Dans l’Évangile… c’est encore plus fort.

Un désert.

Une foule immense.

Et presque rien :

  • 5 pains.

  • 2 poissons.

Les disciples regardent… et ils disent :

On n’a presque rien. Ça ne suffira jamais.

Jésus regarde…

Et il voit autre chose.

Il voit une possibilité.

Il voit un espace.

Il voit un lieu où Dieu peut agir.

Alors il prend ce qu’il y a.

Il lève les yeux.

Il bénit.

Il rompt.

Il donne.

Et soudain…

ce n’est plus seulement du pain.

C’est la présence de Dieu

qui circule,

qui se donne,

qui se partage.

Et Jésus dit cette phrase étonnante :

Donnez-leur vous-mêmes à manger.

Comme s’il disait aujourd’hui :

Toi aussi… donne.

Même peu.

Même fragile.

Même imparfait.

Avec Jésus, même le peu devient beaucoup !

Avec Jésus…

même le peu…

devient beaucoup.

Souvent, on pense :

Je ne suis pas assez…
Je n’ai rien de spécial…

Jésus ne nous demande pas d’être parfait.

Il ne nous demande pas d’être fort.

Il demande juste ce que nous avons :

  • Un sourire.

  • Un mot d’encouragement.

  • Un geste.

  • Un peu de temps.

Il nous murmure simplement :

Donne-moi ce que tu es.

Et dans le secret…

dans notre désert intérieur…

il fera naître une abondance

que nous ne soupçonnons pas encore.

Avec Jésus, même le peu devient beaucoup !

Comme le disait Isaïe :

Pourquoi chercher ce qui ne rassasie pas ?

Parce qu’il y a une autre faim.

Une faim d’être aimé.

Une faim de sens.

Une faim de paix.

Et cette faim-là…

Jésus vient la nourrir.

Le psaume dit :

Dieu ouvre sa main… et il rassasie.

Saint Paul dit :

Rien ne peut nous séparer de son amour.

Même pas notre pauvreté.

Même pas notre vide.

Alors ce vide en nous…

n’est pas un problème.

C’est un espace.

Un espace pour Dieu.

Dans l’Évangile,

le désert devient un lieu de miracle.

Et dans notre vie aussi.

Ce que l’on croit trop petit…

Ce que l’on croit insuffisant…

C’est exactement ce que Dieu peut habiter.

Avec Jésus, même le peu devient beaucoup !

Aujourd’hui,

Jésus nous dit exactement la même chose qu’aux disciples.

Il ne demande pas beaucoup.

Avec Jésus, même le peu devient beaucoup !

Et ça peut changer la vie de quelqu’un.

Et ça peut changer une vie.

Peut-être même…

la nôtre.

Amen.

Commentaires


bottom of page