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Homélie de Bruno Millevoye, 1er dimanche de Carême, 18 février 2024

Dernière mise à jour : 23 févr.


Je vous propose une méditation qui reprend les mots clés du Carême à partir des textes de ce jour. Je vous proposerai un temps de silence conséquent au terme de cette méditation.

« Convertissez-vous ». Cet appel fait entendre la raison d’être de ce temps de Carême. Un appel qui peut réveiller de mauvais souvenirs quand il n’était qu’une injonction binaire : bien/mal surtout le mal… Un appel, au contraire, qui rejoint une attente, un désir de renouvellement, une bonne nouvelle alors. C’est bien ce que nous fait entendre Jésus : « Convertissez-vous et croyez à l’évangile », à la bonne nouvelle que je suis venu faire entendre, dont je suis venu témoigner.

Pour vivre cette conversion à la fois un lieu, le désert et un temps 40 jours. Les 40 jours sont bien à notre disposition. C’est mieux de commencer dès maintenant, le temps passe vite. Le désert sera, sauf exception, à construire symboliquement. Mais il est nécessaire. Ce peut être le silence, un lieu où nous pouvons prier. Nous ouvrirons l’église après les vacances jusqu’à Pâques.

Là nous pourrons méditer et nous dire mais au fait comment se convertir mais aussi pourquoi se convertir ? Parce que le règne de Dieu est tout proche. C’est la première tentation et permanente tentation contre laquelle il faudra lutter : compter sur nos propres forces, notre volonté pour changer de vie. Non, se convertir pour accueillir le règne qui vient, Jésus-Christ. Et il est tout proche.

Et croire. Plutôt que donner une définition, je vous propose de dire tout au long de ce temps : « je crois. ». Et chaque dimanche, nous pourrons dire : « Nous croyons. »

Nous croyons que le règne de Dieu est tout proche mais il est concurrencé par Satan. Jésus a été tenté par Satan. Le Carême est un temps propice pour faire face au mal dans de bonnes conditions : un début et une fin, un évangile, une démarche que nous vivons ensemble.

L’enjeu est, pour reprendre les mots de la lettre de Pierre, l’engagement envers Dieu d’une conscience droite. C’est la définition de notre baptême et c’est un beau programme : une conscience droite. Mais quel défi.

D’autant qu’il est à relever ici dans ce monde tel qu’il est. Un monde tourmenté, oppressant parfois comme au temps du déluge, comme au temps de Noé. Relire son histoire nous rappelle que Dieu a fait alliance avec nous. Il n’est pas contre nous mais avec nous. Et nous nous avons à apprendre à être avec lui et pas contre lui. Quand nous faisons le choix de vivre avec une conscience droite, Dieu est avec nous.

L’histoire de Noé nous rappelle aussi qu’en signe de cette Alliance, entre le ciel et la terre, Dieu a mis un arc. C’est cet arc-en-ciel que nous nous avons été nombreux à voir dimanche 11 février en fin d’après-midi… C’est ce signe que nous avions déjà choisi pour accompagner tout ce temps de Carême.

Nous lui avons donné une orientation : soutenir l’espérance en développant la gentillesse et la bienveillance auprès de nos proches, au quotidien…

Nous pourrons témoigner sur des papiers qui sont au fond de l’église la façon dont nous vivons cette gentillesse et cette bienveillance.

Chaque semaine aura sa couleur. Nous avons commencé mercredi par le violet. Cette semaine est indigo. La dernière semaine sera l’ensemble des couleurs, le blanc, la lumière de Pâques.

Cette semaine, piste possible pour un effort : supporter l’injustice. 1P3, 18-22. Piste possible pour recevoir un soutien : les signes de l’amour de Dieu dans ma vie : Gn9, 8-15

N’oublions pas l’Esprit. C’est lui qui nous pousse comme il a poussé Jésus-Christ au désert.

Prions maintenant dans le secret.

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