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7ème dimanche 18-19 février 2012 / Marc 2,1-12
4ème dimanche de l’Avent L’annonciation à Marie (17/18 décembre 2011)
2ème dimanche de l’Avent 4 décembre 2011
Fête de l’Assomption de la Vierge Marie 15 Août 2011
Matthieu 15, 21 – 28 14 Août 2011
Matthieu 14, 13 – 21 31 juillet 2011
Humour spirituel pour sourire et réfléchir.
Site de dessins humoristique ou didactique de Marie-Pierre et Patricia concernant les relations dans l’église et ses rapports avec la société actuelle.

La civilisation urbaine née de la révolution industrielle et transformée par la révolution informatique a remis et remet en question la plupart des fonctionnements institutionnels et structurels de toute vie sociale, et donc du christianisme, en France et, avec des accents différents, dans les pays d’Europe occidentale. Une sociologue, Danièle Hervieu-Léger, n’hésite pas à parler d’exculturation du catholicisme français. [1]Les années 45/70 sont celles de la fin des paysans. [2] Or l’univers socioreligieux du monde rural traditionnel était le support de la civilisation paroissiale. Et la paroisse était conçue dans une logique de territoire, fermé par définition, territoire de petite taille où s’identifiaient communauté humaine et communauté chrétienne. Identification d’ailleurs souvent plus imaginaire que réelle ! Ce fantasme reste très présent dans l’inconscient français : en témoigne la campagne électorale de François Mitterand en 1981 avec sa petite église de village en fond d’affiche. Nostalgie du retour à la terre à condition qu’on n’y entende ni cloches ni coqs ! Déjà il y a plus d’un demi-siècle les travaux des sociologues de Louvain attiraient l’attention sur l’inadaptation d’une pastorale urbaine transposant en ville un modèle de chrétienté rurale. [3]Cet ouvrage reprend des études élaborées dès 1955 aussi bien en Europe qu ’en Amérique latine. La pastorale urbaine essayait de fonctionner selon une juxtaposition de territoires dans lesquels on continuait à s’imaginer que tout le monde était plus ou moins chrétien et dont l’essentiel de la vie se déroulerait à l’ombre du clocher et de ses structures protectrices sous la direction d’un curé tout-puissant.
C’est en 1930 que la population de la France est devenue majoritairement urbaine. Aujourd’hui environ 10 millions de personnes vivent dans un espace à dominante rurale et 50 millions en espace urbain. Mais la ville a inventé le citadin (« homo urbanus ») et cet « homo urbanus » choisit aussi d’aller vivre et travailler dans l’espace rural, participant en cela à une « ville invisible qui ne se matérialise que lorsqu’elle est en mouvement. » [4] Se poser la question de la mission dans la cité conduit donc à s’intéresser à cet homme nouveau tel qu’il est façonné par un univers urbain en transformation rapide. Les mutations récentes sont telles qu’il est impossible de s’accorder sur ce qu’est précisément une ville. Si l’on consulte « le Petit Robert » on ne trouve que la définition suivante : « ville : milieu géographique et social formé par une réunion organique et relativement considérable de constructions et dont les habitants travaillent pour la plupart à l’intérieur de l’agglomération au commerce, à l’industrie, à l’administration. » Pourtant, malgré le flou artistique de cette définition chacun perçoit intuitivement que la ville est un véritable corps vivant dans lequel les interactions sont nombreuses et rapides. Interactions dont l’intensité et la rapidité se sont accrues de façon exponentielle au cours des toutes dernières années par l’explosion des techniques de l’information et de la communication. Ainsi les utilisateurs du téléphone mobile en France sont passés entre 1998 et 2004 de 10 millions à près de 50 millions et actuellement plus de la moitié des Français se connectent à Internet. La cité se caractérise de plus en plus comme cybercité. « Le cyberespace dessine et redessine la figure d’un labyrinthe mobile, en extension, sans plan possible, universel, dépourvu de signification centrale... L’interconnexion généralisée émerge comme une forme nouvelle de l’universel... Cet universel ne totalise plus par le sens, il relie par le contact, par l’interaction générale. »
Vous trouverez la suite de la conférence de Jean Peycelon dans le document joint.
[1] Catholicisme, la fin d’un monde, Paris, éditions Bayard 2003, 335 p.
[2] Henri Mendras : La Seconde Révolution française. 1965-1984, Paris, éditions Gallimard, Bibliothèque des Sciences Humaines, 1988, p.28 ss.
[3] François Houtard et Jean Rémy : Milieu urbain et communauté chrétienne, Paris, éditions Mame 1968, 390 p.
[4] François Beaucire : « la ville invisible... les notions de tissu et de continuité du bâti sont inefficaces pour la décrire. La ville invisible ne se matérialise que lorsqu’elle est en mouvement » cité dans La Recherche. Supplément de février 1997, p.16-18
les animateurs de la soirée
une partie du public
une autre partie du public
un débat suivi avec attention