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7ème dimanche 18-19 février 2012 / Marc 2,1-12
4ème dimanche de l’Avent L’annonciation à Marie (17/18 décembre 2011)
2ème dimanche de l’Avent 4 décembre 2011
Fête de l’Assomption de la Vierge Marie 15 Août 2011
Matthieu 15, 21 – 28 14 Août 2011
Matthieu 14, 13 – 21 31 juillet 2011
Humour spirituel pour sourire et réfléchir.
Site de dessins humoristique ou didactique de Marie-Pierre et Patricia concernant les relations dans l’église et ses rapports avec la société actuelle.

Pour cette fête de l’Assomption de la Vierge Marie est proposée la méditation du récit de la Visitation : Luc 1, 39 – 56. (Dans le livre que vient de publier le philosophe Michel Serres, Musique, éd. Le Pommier 2011, on pourra lire les pages consacrées à l’Annonciation, la Visitation et la Nativité.)
1/ Après l’Annonciation faite à Zacharie que sa femme va avoir un enfant (qui deviendra Jean le Baptiste), Elisabeth s’enferme dans le silence. Elle se replie sur elle-même comme dans un abri obscure : elle est comblée d’être enfin mère alors qu’elle a dépassé l’âge de l’être ; mais cette venue tardive l’enferme aussi sur son silence.
2/ Mais Marie, sa ‘cousine’, qui a bénéficié aussi d’une annonciation, vient lui rendre visite : au seuil de cette rencontre une première clarté surgit faite de trois éléments : la salutation de Marie à Elisabeth, le tressaillement de l’enfant en son ventre et la venue sur elle de l’Esprit saint (‘elle est remplie d’Esprit Saint’).
3/ Surgit le cri d’Elisabeth (‘un grand cri’) qui est le signe à la fois d’une renaissance (comme le cri de l’enfant qui jaillit du sein de sa mère) et celui d’une reconnaissance à l’égard de Marie qui est venue la rencontrer alors qu’elle est, elle-même, dans les premiers préparatifs d’une naissance annoncée. Dans ce cri Elisabeth souligne que le ‘tressaillement du petit dans son ventre’ a été l’élément qui l’a rendue attentive à ‘la voix de la salutation’ de Marie. La phrase suivante souligne combien ce moment a été éveil (réveil heureux) de ce qui se passait en elle : « Heureuse celle qui a cru … »
4/ Alors jaillit de Marie le chant du Magnificat : ce chant reprend toute une tradition de paroles et de prières qui alimentent la foi juive ; ainsi ces mots de tous deviennent aussi les mots singuliers de Marie. Ce chant ainsi ouvre un avenir qui n’est pas seulement celui d’une mère et son enfant mais un avenir qui a une dimension universelle : cet enfant attendu n’est pas ‘mon petit à moi’ sur lequel Marie se replierait mais il renouvelle la perspective d’un salut, d’une transformation ouverte à toutes les générations et à toute l’humanité. Dans la particularité d’une naissance, il y a communion à toute l’humanité.
5/ Marie reste trois mois avec Elisabeth : elles poursuivent, sans doute, leur intimité autour de taches matérielles et quotidiennes. Alors cette présence au quotidien inscrit la perspective universelle dans la réalité : il ne s’agit pas de rêver au salut du monde mais déjà de le manifester dans la présence réelle au quotidien.