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7ème dimanche 18-19 février 2012 / Marc 2,1-12
4ème dimanche de l’Avent L’annonciation à Marie (17/18 décembre 2011)
2ème dimanche de l’Avent 4 décembre 2011
Fête de l’Assomption de la Vierge Marie 15 Août 2011
Matthieu 15, 21 – 28 14 Août 2011
Matthieu 14, 13 – 21 31 juillet 2011
Humour spirituel pour sourire et réfléchir.
Site de dessins humoristique ou didactique de Marie-Pierre et Patricia concernant les relations dans l’église et ses rapports avec la société actuelle.

27 S’approchent certains sadducéens, ceux qui contestent : pour eux, il n’y a pas de résurrection.
28 Ils interrogent Jésus en disant : « Maître, Moïse a écrit pour nous : si le frère de quelqu’un meurt, ayant femme, et qu’il soit sans enfant, que son frère prenne la femme et suscite une semence à son frère.
29. Il était donc sept frères. Le premier prend femme et meurt sans enfant.
30. Et le deuxième et le troisième la prennent,
31 De même aussi pour les sept. Ils ne laissent pas après eux d’enfants, et ils meurent.
32 Après, la femme aussi meurt.
33 La femme donc, à la résurrection, duquel d’entre eux devient-elle la femme car les sept l’ont eue pour femme ? »
34 Jésus leur dit : « Les fils de ce monde d’ici bas, eux, se marient, et elles, elles sont mariées.
35 Mais ceux qui ont été trouvés dignes d’atteindre à ce monde à venir et à la résurrection d’entre les morts, ne se marient pas et (elles) ne sont pas mariées.
36 Ils ne peuvent plus mourir car ils sont ‘égaux des anges’. Ils sont fils de Dieu, étant fils de la résurrection.
37 Que les morts se réveillent, Moïse lui-même l’a indiqué au Buisson en appelant le Seigneur le Dieu d’Abraham et Dieu d’Isaac et Dieu de Jacob.
38 Il n’est pas Dieu de morts, mais de vivants. Car tous, pour lui (ou ‘en lui’), vivent. »
39 Certains des scribes répondent et disent : « Maître, tu as bien parlé. »
40 Car ils n’osent plus l’interroger.
Une histoire juive qui détourne de l’objectif visé par l’enseignement de Moïse. Les sadducéens qui racontent cette histoire à Jésus pour l’interroger sur le sort de la femme mariée sept fois détournent cet enseignement de sa visée première : comment assurer une descendance d’un ‘ainé’ car il n’est pas bon de mourir sans descendance … avec la perte d’un nom que cela entraîne ? (En psychiatrie, on désignait l’enfant masculin unique qui détenait à lui seul l’avenir de la descendance comme « l’entonnoir ».) La question de la descendance - avec le mot grec ‘teknon’ qui veut dire rejeton – portée par l’enseignement de Moïse n’a rien à voir avec la question de la pérennité du couple et de sa conservation dans l’autre monde.
Jésus développe longuement sa réponse. (Dans le récit de Luc, il n’y a pas la même virulence que dans le récit de Matthieu 22,29.) Jésus tient surtout à introduire une distinction entre le monde d’ici-bas et le monde attendu.
Dans le monde d’ici bas, il y a mariage : c’est à dire qu’il y a jonction de l’homme et de la femme en vue d’assurer la procréation, une descendance (à l’homme). Ce texte renvoie donc au grand thème qui se retrouve dans toutes les cultures du lien entre la sexualité et la fécondité et surtout entre la sexualité et la mort. : « eros et thanatos ». C’est la mort qui donne tant d’importance à l’exigence de la sexualité comme ce qui triomphe de la mort en assurant une descendance.
Dans le monde à venir, il n’y a pas cette préoccupation puisque la mort n’est plus la menace à venir. Il n’y a plus à s’inquiéter de reproduction et de descendance. Le lien conjugal – dans sa finalité reproductrice – est donc défait ; il n’a plus cette visée. [1]
Puis Jésus ouvre une autre perspective : ‘nous serons comme des anges’. Ce qui va surgir et remplir cet univers nouveau, c’est la qualité essentielle des anges : être des êtres de communication. Chacun, qui participe à cet univers nouveau, devient « communiquant » bien au delà , sans doute, de la qualité de la communication qui a pu être esquissée entre les deux membres d’un couple. Alors cette communication nous établit dans une situation nouvelle les uns par rapport aux autres qui est celle des « fils de Dieu » : ils ne sont pas engendrés ‘par le sexe’ ; mais ils surgissent de la dynamique de la résurrection, c’est à dire de la victoire sur la mort.
Ainsi ce qui s’annonce n’est pas un simple prolongement ou une simple amélioration de la situation d’ici-bas, mais une réalité toute nouvelle. Il s’agit alors de vivre « en » ou « pour » (v. 38) Dieu comme Abraham, Isaac et Jacob.
[1] Luc Ferry : ‘La révolution de l’amour, pour uns spiritualité laïque’ Plon octobre 2010 ; Cet auteur insiste beaucoup sur l’évolution du statut de la famille et du couple car la préoccupation de la descendance (et de la survie) n’a plus le même poids aujourd’hui que dans les civilisations rurales d’autrefois.