| lu | ma | me | je | ve | sa | di |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 30 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 |
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 |
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 |
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 |
| 28 | 29 | 30 | 31 | 1 | 2 | 3 |

Notre rubrique "Sujet du mois" du prochain Côté Soleil aura pour thème :

Pierre est sur le bord d’un chemin, à l’écart de la ville, assis. Passe Judas, semblant marcher un peu au hasard.
Pierre : Judas où vas tu comme ça ?
Judas : Et toi Pierre ? et les autres ?
Pierre : Nous nous cachons, nous avons peur
Judas : Peur ? Mais de quoi ?
Pierre : Pas de quoi, mais de qui ? Nous sommes connus comme disciples de Jésus, nous allons être pourchassés.. Ne sais-tu pas qu’il a été condamné ? Nous t’avons vu le livrer aux soldats et nous t’avons bien reconnu.
Judas : Oui, et vous vous ne vous êtes pas trop bougés pour le défendre, lui non plus d’ailleurs, il m’a laissé l’embrasser sans rien tenter, il a même refusé l’aide de ceux qui voulaient combattre. N’a t’-il pas accepté ma trahison ?
Pierre : Accepté ? Je ne sais pas, c’est vrai qu’il avait prévenu que l’un de nous trahirait et qu’il m’avait prévenu que je le renierais.
Judas : Il fallait un traître, et c’est moi. Mais je n’ai pas trahi seul, on m’a acheté, et je ne suis pas seul responsable de sa condamnation, mais je suis seul avec ce poids. N’as-tu pas honte toi aussi de ton reniement ?
Pierre : Je l’ai renié c’est vrai, j’ai eu peur, je me sentais seul et abandonné, je ne comprenais plus rien ;
Judas : Et moi crois-tu que je ne me suis pas senti trahi, où est-il celui qui devait nous libérer de nos oppresseurs ? Celui qui devait être notre Chef ? Il s’est laissé prendre comme un vulgaire voleur.
Pierre : Tu n’as rien compris toi non plus ! Il ne se place pas sur ce plan là . Quand je me suis retrouvé dans la cour, près de l’endroit où il était jugé, je n’ai pas voulu admettre que je le connaissais, puis il m’a regardé et ma peur s’est changée en peine. J’ai compris que je tenais à lui, que ce qu’il nous avait dit avait un sens et que nous pouvions le suivre.
Judas : Et où veux-tu le suivre ? Toi même dis que vous vous cachez, que vous avez peur.
Pierre : Je vais retrouver les autres, je crois que nous pouvons passer sur notre peur, sur mon reniement, sur toutes nos faiblesses, repenser à tout ce qu’il nous a dit, ce qu’il nous a confié. Son regard, dans la cour, n’était pas une condamnation, mais un encouragement.
Judas : C’est toi qui dit que son regard était ainsi.
Pierre : Parce que tout ce que nous avons vécu ensemble m’est revenu. Quand tu t’es approché de lui pour l’embrasser et le désigner aux soldats qu’as tu ressenti ?
Judas : Rien qui ait pu me détourner de ce que je devais faire. Je n’ai regardé ni écouté rien ni personne, j’ai pris l’argent et suis parti.
Pierre : Et te voilà seul à errer.....
Judas : Mais je ne suis pas comme vous. Vous allez connaître les mêmes condamnations, vous ne sauverez rien du tout, nous serons toujours sous le joug de l’occupant, vous allez vous mettre à dos tous les puissants, les savants, les Grands Prêtres.
Pierre : Qu’importe, quand nous n’aurons plus peur nous nous mettrons en route, mais toi Judas que vas-tu connaître ?