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Notre rubrique "Sujet du mois" du prochain Côté Soleil aura pour thème :

Quelques postures à refuser ou à choisir proposées par la Pasteure Agnès von Kirchbach lors de la session
L’exclusivisme : c’est dire que toutes les autres religions sont dans l’erreur ; la seule qui est la bonne étant la sienne. Cette conception de la religion mène tôt ou tard à la guerre.
L’inclusivisme : chacun se dit que sa religion a la pleine vérité de Dieu mais reconnaît toutefois que les autres religions connaissent quelque chose de cette vérité. Plus les autres religions travailleront en vérité sur elles-mêmes et plus elles se rapprocheront de la seule qui possède toute la vérité et finiront par y entrer ! Ce schéma est intellectuellement et concrètement stérile en vue de l’union des religions, car il ne pousse pas à la convergence des religions ; il se contente de l’espérer.
Le relativisme : toutes les religions sont vraies mais empruntent des chemins différents pour aller vers Dieu. Ce schéma est le schéma majoritaire aujourd’hui, car il fait la part belle à la tolérance. Mais il ignore bien naïvement les oppositions et les contradictions entre les religions. De fait, il n’est pas tenable si l’on veut fonder un vrai dialogue.
Reste une quatrième voie, qui pourrait être l’altruisme par choix : chaque religion est inachevée ; elle est fondamentalement en attente de l’oeuvre de l’Autre, c’est à dire de Dieu. Dans ce besoin de Dieu, dans cette reconnaissance que seul Dieu porte lui-même la religion dans sa vérité, se situe la reconnaissance aussi de l’existence de l’autre, de l’autre religion qui elle aussi est portée par Dieu. Il ne s’agit pas d’établir de hiérarchie de vérité, mais de chercher le Salut dans sa propre religion, en se disant que malgré la qualité de celle-ci, c’est tout de même Dieu qui le donne et que les autres religions en disent aussi quelque chose. Cette voie ouvre à la connaissance des textes fondamentaux des autres religions, la reconnaissance des maux infligés mutuellement au cours des siècles et l’acceptation humble de l’image que l’autre se fait de moi et de ce que je crois.