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Notre rubrique "Sujet du mois" du prochain Côté Soleil aura pour thème :

Avec mon ami, nous sommes tous les deux férus de nouvelles technologies, et si aujourd’hui nous sommes deux, elles ne sont pas étrangères à cela. 400 km nous séparent, et le téléphone portable et internet jouent donc un rôle prépondérant dans nos échanges. La facilité de communication que ces outils nous procurent a certainement fait de nous le couple fusionnel que nous sommes. Ensemble, nous attendons le soir pour nous retrouver et échanger sur les instants de la journée. Éloignés, nous sommes en contact tout au long de la journée, pendant nos temps de pause comme durant nos trajets. Comme si le fait d’être loin l’un de l’autre devait être compensé, et les nouvelles technologies permettent ce lien et créent un ersatz de présence au quotidien. Lorsque ce n’est pas le téléphone, ce sont les messageries instantanées qui prennent le relais.
Mais ce système n’a pas que des avantages, avoir l’habitude de joindre l’autre en permanence, présente un effet pervers. Quand celui-ci oublie son téléphone ou se retrouve injoignable. L’inquiétude prend le pas sur la raison. « Il n’a pas pu oublier son téléphone ! Il est toujours avec lui ! » et c’est la spirale des idées noires qui s’enclenche.
C’est l’inconvénient des nouvelles technologies, à être joignables en permanence, il devient parfaitement inconcevable qu’on puisse être indisponible à la communication. Ce travers ne se retrouve pas uniquement dans la sphère privée, mais également dans la sphère professionnelle. Le plus bel exemple est celui du portable pour le bureau qui reste allumé toute la nuit sur la table de chevet « au cas où », ou le petit travail qu’on avait pas eu le temps de finir et qui prend le pas sur la soirée familiale. Comme si l’entreprise avait le droit de nous rappeler en dehors des heures de travail et que nous restions à sa disposition 24 h / 24. Ou encore, le fait de se connecter à sa boîte mail professionnelle parce que « quitte à être connecté, autant aller jeter un Å“il, ça ne prend que 5 minutes, et si quelque chose s’est passé, au moins je serai au courant ! ». Ainsi le travail ne quitte jamais réellement nos vies, puisque même pendant nos temps de repos, nous continuons malgré tout à être joignable par l’employeur, le temps de repos tel que conçu par le code du travail perd alors de son sens.