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Notre rubrique "Sujet du mois" du prochain Côté Soleil aura pour thème :

Que nous aimons la paix ! A tout prix
Mais si nous rêvons d’unanimisme, de cÅ“ur paisible, de vie paisible, de milieu de vie paisible (famille, communauté, travail, village ou quartier, et jusqu’à notre pays et même le monde), l’évangile va nous dire qu’on ne trouve pas ces articles chez Jésus : « Je ne vous donne pas la paix comme le monde la donne ». (Jn 14,27)
« Je suis venu apporter le feu, mais avant il faut que je reçoive un baptême de sang. N’allez pas imaginer que je suis venu pour établir la paix sur terre, j’apporte la division. (Lc 12,49-51) Si cette parole nous heurte et même nous révolte, un examen s’impose : notre peur de la division est-elle saine ou seulement un assez médiocre désir de tranquillité ? C’est le jour où nous choisissons vraiment d’aimer que les conflits les plus durs surgissent. Cette parole nous atteint au fond de notre cÅ“ur. Nous risquons constamment de fabriquer des paix frelatées. Celle du dominateur qui fait taire tout le monde et établit forcément le calme. Celle des obsédés de charité fraternelle qui évitent le plus petit conflit. Dans ces fausses paix, Jésus enfonce le glaive de la division. Quelle est sa paix ? Une paix questionneuse, brûlante et aimante, qui se glisse à l’intérieur même des conflits et y reste. Elle ne cherche pas les lacs tranquilles, elle veut rendre vivable les tempêtes. Pour un fils d’évangile, il n’y a pas de paix, il y a un tenace et intelligent travail de paix, possible partout : dans notre cÅ“ur traversé, dans un groupe où sévit une guérilla nécessaire, dans l’Eglise où il y aura toujours les mainteneurs de l’ordre et les accoucheurs de nouveautés. C’est bien entre nous, qu’il faut faire et refaire nos paix précaires. On ne devient un artisan de paix qu’en la tricotant avec des laines de guerre.