| lu | ma | me | je | ve | sa | di |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 30 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 |
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 |
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 |
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 |
| 28 | 29 | 30 | 31 | 1 | 2 | 3 |

Notre rubrique "Sujet du mois" du prochain Côté Soleil aura pour thème :

Que le petit enfant (disons 2/5 ans) manifeste de la jalousie n’a rien que d’ordinaire. Il est encore buisson de pulsions positives et négatives et c’est la période des mises en places et perspectives. Pour autant il convient de se saisir de cette occasion pour découvrir avec l’enfant que ce comportement de possession, parfois de rapt voire destruction, ne conduit nulle part le petit d’homme qu’il est. Sans doute bien des évènements peuvent expliquer l’attitude prise. Il ne s’agit ni de fermer les yeux ni de prendre une attitude de culpabilisation, fréquente quoi qu’on en dise dans un groupe social et la société. Il s’agit d’éduquer, c’est à dire de conduire dans la voie de ce qui est l’harmonie de l’humain, à savoir que le bonheur est dans le partage et même le don. Ce ne sont pas des idées qu’il suffirait d’énoncer mais des actes qui seront posés et qui montreront que, dans les faits, le petit jaloux peut vivre mieux, autrement. Qu’il peut légitimement être dans une période fragile qui lui donne comme un besoin impérieux de prendre pour se sécuriser, lui masquer sa fragilité passagère ou structurelle. L’éducateur, et cela est vrai aussi pour les parents mais d’une autre manière, est supposé savoir où il va et s’il est conscient de ses propres jalousies ou préférences. La formation est là pour ça et en plus il sait que la jalousie est aussi l’envers/ pervers d’un dynamisme encore pas rejoint. Dynamisme de construction et création mais qui ne pourra se révéler que dans la reconnaissance de l’autre à travers ses objets et qualités. Et nous savons que cela n’est jamais gagné. C’est donc un travail sur la mise en action de la dimension sociale du soi qui s’opère. A travers des jeux et parfois des paroles de remise en confiance, que l’on avance. Bien sûr dans les discussions avec l’équipe d’éducateurs (trices) se posera la question de savoir si la visée de chacun et de l’équipe est cohérente et si l’intention est bien la marche et démarche de l’enfant et non la paix du groupe, même si ce paramètre doit être inclus.
Dans ce contexte la place des parents est privilégiée déjà pour attirer leur attention sur ce qui se passe dans et avec leur enfant ; cela, non dans un registre de moralisation mais de promotion humaine de leur enfant. Souvent ils ont pressenti ce qui se passe mais ne savent trop comment se positionner vis-à -vis de l’enfant surtout si dans le fonctionnement familial il y a des préférences en jeu, pour ou contre leur enfant. Ainsi on peut entendre la phrase « sa sÅ“ur, elle, est si gentille » ou « son frère est souvent malade et mobilise beaucoup notre attention et notre affection ». C’est ensemble que parents et éducateurs progressent avec l’enfant. Ces remarques ne sont pas des recettes : des livres existent. Ces observations voulaient aider à rechercher une attitude cohérente et positive. Disons simplement qu’il y aura encore dans la vie de l’enfant devenu adolescent(e) et adulte d’autres sessions de rattrapage. Elles seront d’autant plus fructueuses que la première aura joué son rôle.