| lu | ma | me | je | ve | sa | di |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 30 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 |
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 |
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 |
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 |
| 28 | 29 | 30 | 31 | 1 | 2 | 3 |

Notre rubrique "Sujet du mois" du prochain Côté Soleil aura pour thème :

La croissance économique qui caractérise l’augmentation de la production à long terme est l’objet de toutes les récriminations et de toutes les espérances : un mot quasi fétiche. Il faut tout d’abord garder à l’esprit que la croissance économique dynamisée par les progrès technologiques sans cesse renouvelés et par l’accroissementvertigineux des échanges est source de progrès considérables : augmentation de la durée de vie, abaissement descoûts de transports, augmentation du niveau de vie, etc.) ; celle-ci accompagne, voire rend possible, la croissance mondiale de la population (multiplication par 6 en 200 ans) Cette croissance est évidemment inégale et ne résout pas les problèmes d’inégalités criantes entre les individus d’un même pays mais aussi et surtout entre les pays eux mêmes. La mondialisation de nos économies de plus en plus interdépendantes met sous pression les ressources de la planète et les systèmes sociaux et accélère ainsi une mise en compétition radicale de nos sociétés pour le meilleur comme pour le pire. Et dans le pire des cas cette « lutte » se fait au détriment de l’environnement et des conditions de travail des populations les plus fragiles qui sont exploitées sans merci et ce d’autant plus que les forces de rappel qu’offre la recherche d’un minimum de cohésion sociale dans un pays n’existe plus, ou moins, au niveau mondial. La régulation d’ensemble impose alors de renforcer les coopérations nationales et les institutions internationales susceptibles de définir puis d’harmoniser des règles du jeu communes et de les faire respecter. Le développement de l’homme et de l’humanité ne se résume pas au seul développement économique même si ce dernier reste une condition essentielle du premier, et encore moins à la seule consommation de biens et de services. La croissance économique n’est pas durable si elle se construit en l’absence de toute justice.