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7ème dimanche 18-19 février 2012 / Marc 2,1-12
4ème dimanche de l’Avent L’annonciation à Marie (17/18 décembre 2011)
2ème dimanche de l’Avent 4 décembre 2011
Fête de l’Assomption de la Vierge Marie 15 Août 2011
Matthieu 15, 21 – 28 14 Août 2011
Matthieu 14, 13 – 21 31 juillet 2011
Humour spirituel pour sourire et réfléchir.
Site de dessins humoristique ou didactique de Marie-Pierre et Patricia concernant les relations dans l’église et ses rapports avec la société actuelle.

En ces jours-là , comme le nombre des disciples augmentait, il y eut des murmures chez les ‘Hellénistes’ contre les Hébreux’. Dans le service [1] (les distributions) quotidiennes, disaient-ils, on négligeait leurs veuves.
Les Douze convoquèrent alors l’assemblée des disciples et leur dirent : « Il ne convient pas que nous délaissions la parole de Dieu pour servir aux tables. Recherchez plutôt parmi vous, frères, sept hommes de bonne réputation, remplis de l’Esprit et de sagesse, et nous les préposerons à cet office. Quant à nous, nous resterons assidus à la prière et au service de la parole. »
La proposition plut à toute l’assemblée, et l’on choisit Etienne, homme rempli de foi et d’Esprit Saint, Philippe, Prochore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, un prosélyte d’Antioche. On les présenta aux Apôtres et, après avoir prié, ils [2] leur imposèrent les mains.
Et la parole de Dieu croissait ; le nombre des disciples augmentait considérablement à Jérusalem, et une multitude de prêtres [3] obéissaient à la foi.
1. Un murmure. Il révèle une division entre un groupe de disciples d’origine grecque et un groupe d’origine hébraïque. Cette division entraîne une certaine inégalité dans le soin apporté aux veuves, ces femmes qui ne peuvent plus s’appuyer sur les ressources de leur mari. Elles sont sans ressources si la communauté ne les prend pas en charge.
2. Une assemblée des disciples. Convoqués par les douze, tous les disciples se retrouvent ensemble pour traiter de la plainte évoquée plus haut. Il s’agit de répondre à cette requête sans que les Douze en décident tout seuls, sans que les Douze abandonnent ce qui fait l’essentiel de leur tâche : la ‘diaconie’ de la parole. La proposition est faite : trouver sept frères pour cet office des tables, cette ‘diaconie’.
3. L’approbation de la proposition et sa mise en Å“uvre. Le texte ne précise pas comment le choix s’est fait. Mais les noms des élus révèlent qu’ils sont tous d’origine grecque et que le denier (Nicolas) est déjà lié à la tradition juive puisqu’il est un ‘prosélyte’ c’est à dire un non-juif qui partage la foi juive et l’observance de la loi.
4. Les Douze deviennent apôtres. Ils enregistrent le choix fait et, par la prière et le geste de l’imposition des mains, ils soulignent que Dieu a aussi sa part dans cette désignation et cette mission que reçoivent les diacres. Ainsi l’Eglise n’est pas tout à fait comparable à une entreprise humaine qui se gère en totale autonomie : elle se gère et, en même temps, elle ‘se reçoit’ d’un autre, de Dieu.
5. Cette décision n’arrête pas la progression de la communauté naissante à laquelle se joignent même des ‘prêtres’ juifs attachés au temple de Jérusalem. Ces ‘hommes du sacré’, liés à la Loi mosaïque, deviennent ainsi des ‘écoutants’ de la foi (obéir est un verbe qui veut dire d’abord : ‘écouter’). Ainsi des hommes qui sont au centre du dispositif juif font le pas de se mêler à la jeune communauté quand cette jeune communauté met en place un meilleur accueil des non-juifs.
[1] Aux v. 1 et 4 : le service. Ce mot (diakonia) est à l’origine du mot ‘diacre’. Au v. 3, l’office traduit le mot grec chreias : le besoin.
[2] ‘ils’ peut désigner seulement les apôtres (traduction Osty) ou laisse la possibilité que l’assemblée fasse aussi l’imposition des mains (note de la BJ).
[3] Il s’agit de prêtres juifs, au service du temple de Jérusalem. C’est le mot hiéreus qui est employé. Il évoque ‘l’homme du sacré’ et sera utilisé par ‘l’Epître aux Hébreux’ pour désigner Jésus l’unique prêtre. Ce mot donnera en français le mot ‘hiérarchie’. Dans la tradition primitive de l’église, le mot qui désignera le prêtre sera le mot presbuteros, c’est à dire ‘l’ancien’. Le prêtre juif était lié à l’observation de ‘La Loi’ et le texte, ici, remplace ce mot Loi par le mot Foi.