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Notre rubrique "Sujet du mois" du prochain Côté Soleil aura pour thème :

Le temps réel est indispensable pour alimenter la réflexion. L’immédiateté, le "temps réel" dans le monde de l’information signifie la transmission sans attente, sans délai de la relation des événements . Pour es journalistes des agences de presse, grossistes de l’information, ou ceux travaillant pour un média d’information continu qui se sont mis en place depuis les années 70 (CNN, BBC World, Sky news, France-Info, LCI, BFM Itélé...) « le temps réel » est une exigence plutôt bien vécue car les mots qui guident leur travail quotidien sont RAPIDITÉ ET EXACTITUDE.
Une agence mondiale comme l’Agence France-Presse où je travaille depuis plus de 37 ans a toujours en un point quelconque du monde et à toute heure, un client qui boucle son édition, termine son bulletin d’informaion radio ou télévision ou consulte son écran pour prendre une décision.
Pour ces clients, le principal critère de comparaison entre ses sources d’information est la rapidité. Mais celle-ci n’a de sens que si l’information transmise est exacte.
Satisfaire rigoureusement et simultanément ces deux exigences constitue donc le principal objectif de ce type de journalisme. Les agences de réputation mondiale sont en fait un rempart contre la « dictature de l’immédiateté » car elles labellisent les informations en les vérifiant avant de les publier. Lorsqu’elles arrivent chez l’auditeur, le lecteur ou le téléspectateur, elles sont en quelque sorte certifiées parce que « sourcées » (on sait qui dit quoi), et vérifiées (ce ne sont pas des on dits)
La rapidité est fondée sur la culture des sources, sur un bon réseau d’alerte et un travail de dossiers. Ces éléments associés à la qualité d’écriture et aux réflexes professionnels, doivent normalement permettre à l’agencier de travailler en temps réel sans pression ni du chronomètre ni des fournisseurs d’information. Mais ce n’est bien sûr pas toujours le cas. Cela dit, ce sont dans les choix des sujets qu’à mon avis la « dictature », employée au sens de la tyrannie, se fait sentir. Le fait rapporté par un journaliste doit avoir une consonance sociale, avoir un intérêt pour la communauté. Or de plus en plus souvent quand on parle de dictature de l’immédiateté, on fait référence à des faits qui ne sont pas forcément rapportés par des journalistes professionnels ou d’une forme de presse qui est sous la « domination autoritaire et brutale » des dernières tendances à la mode ou d’intérêts partisans douteux.
Pour avoir une bonne information indispensable à l’exercice de la démocratie, il faut des journalistes qui travaillent dans le temps réel pour que tous ceux qui analysent ou simplement réfléchissent puissent disposer d’une matière première digne de foi.