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Saint MAURICE - Saint ALBAN Paroisse Catholique de Lyon (France)
Accueil Coté Soleil Le dossier L’accueil de l’étranger
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1er-05: Partage d’évangile du dimanche suivant
3-05: Réunion des animateurs de chants et des organistes
4-05: rencontre des parents qui demandent le baptême de leur petit enfant
5-05: rencontre des parents qui demandent le baptême de leur petit enfant
5-05: rencontre du groupe "oecuménique"
5-05: Baptême de Cameron COPHY, Célia COPHY et Hugo de Sousa
5-05: 5ème dimanche de Pâques / Messe à St Alban
6-05: 5ème dimanche de Pâques / Messe à St Maurice / des enfants de l’école Pierre Termier commencent à communier
6-05: 5ème dimanche de Pâques / Messe à St Maurice / des jeunes du collège Pierre Termier commencent à communier
6-05: Baptême de Capucine VIENOT, Lynaël JOURDAIN et Adèle MIGNON DAZIN
7-05: rencontre des visiteurs de malades en résidence ou à domicile
8-05: Partage d’évangile du dimanche suivant
10-05: "Ouvrir la Bible" / Formation avec Christian Biot : "St Paul et l’Eglise des Galates"
10-05: "Ouvrir la Bible" / Formation avec Christian Biot : "St Paul et l’Eglise des Galates"
12-05: rencontre de préparation au mariage
12-05: 6ème dimanche de Pâques / Messe à St Alban
13-05: 6ème dimanche de Pâques / Messe à St Maurice animée par la catéchèse primaire / Messe en Famille
13-05: Baptême de Nathan PIN, Elsa DELAHAYE VELA et Jeanne COIN
14-05: réunion du Conseil Pastoral
15-05: Partage d’évangile du dimanche suivant
17-05: Fête de l’Ascension / Messe à St Maurice
18-05: rencontre de l’équipe "Action Catholique des Femmes (ACF)"
19-05: Journée de l’orgue avec Florence BALTASSAT, organiste
19-05: 7ème dimanche de Pâques / Messe à St Alban
20-05: 7ème dimanche de Pâques / Messe à St Maurice
20-05: Baptême de Virgile RAYNAL et Louane FERLAY
21-05: Réunion du groupe "MCR St Maurice" (Mouvement Chrétien des Retraités)
21-05: réunion du groupe " Accueil et Partage"
22-05: Réunion du groupe "MCR St Alban" (Mouvement Chrétien des Retraités)
22-05: Partage d’évangile du dimanche suivant
22-05: réunion de l’équipe "Jeunes Couples"
23-05: Réunion du groupe "Lire un livre ensemble"
24-05: "Ouvrir la Bible" / Formation avec Christian Biot : "St Paul et l’Eglise des Galates"
24-05: Réunion de l’équipe de rédaction du journal "Côté Soleil"
24-05: "Ouvrir la Bible" / Formation avec Christian Biot : "St Paul et l’Eglise des Galates"
25-05: rencontre des parents qui demandent le baptême de leur petit enfant
26-05: Profession de foi et baptêmes de collégiens de Pierre Termier
26-05: Baptême de Florian MICHEL, Maxence NATUREL et Ariane DAIZE
26-05: 8ème dimanche de Pâques / Messe à St Alban
26-05: Partage d’évangile du dimanche suivant
27-05: Fête de la Pentecôte / Messe à St Maurice animée par Florence BALTASSAT, organiste et André JUNG, trompettiste
30-05: réunion de l’équipe des accueillants
 
samedi 26 mai 2012
Solennité de la Pentecôte ,   St Augustin de Cantorbéry, archevêque († 605)
Sujet du mois prochain :

Notre rubrique "Sujet du mois" du prochain Côté Soleil aura pour thème :

« L’échec »

L’étranger , un rival ou un hôte ?
Publié le 28-11-2007
Christian BIOT, prêtre

A travers les différentes traditions qui s’entrecroisent dans la Bible, deux mots sont utilisés pour désigner les étrangers. Il y a un mot qui désigne l’étranger de passage (mokri) ; il est souvent considéré comme inassimilable mais il peut aussi bénéficier de l’hospitalité, celle qu’Abraham accorde à ses trois visiteurs au Chêne de Mambré (Genèse 18, 2-9) ou celle dont bénéficie Elisée auprès d’une femme étrangère (2 rois 4, 8-37). Il y a un autre mot pour désigner l’étranger qui réside dans le pays (guer) :

« Le guer vit parmi nous : en terre juive, dans un milieu juif, dans une ambiance juive ; il n’a pas embrassé la foi juive, mais il se conforme à ses coutumes et respecte ses valeurs. Ses amis sont juifs, ses clients aussi, ses fournisseurs, ses confrères, ses voisins : il n’est pas comme eux, mais il fait partie de leur société. La tradition juive se montre infiniment accueillante envers le guer. Personnage privilégié, le guer est une sorte d’élu. Nous avons le devoir de lui témoigner charité et compréhension… Il faut l’aimer. Avec le temps, le terme désignera un converti. » (Elie Wiesel, Paroles d’étranger, Seuil 1982, p. 139 à 142.)

« Quand quelqu’un venait habiter au sein du peuple d’Israël, du fait qu’il était résident, qu’il avait une carte de séjour comme on dirait aujourdhui, il finissait par être assimilé aux pratiques religieuses… La conversion, ce n’était pas tellement le fait d’adhérer à une autre idéologie, mais la volonté d’entrer dans l’histoire d’un peuple. » (Josy Eisenberg et Bernard Dupuy, l’étoile de Jacob, Cerf 1989, p. 193)

On pourra retenir alors deux versets inscrits dans les grands livres qui constituent l’armature morale et religieuse du peuple d’Israël, la Torah : « Tu ne molesteras pas l’étranger ni ne l’opprimera, car vous-mêmes avez été étrangers dans le pays d’Egypte.  » (Exode 22,20) ; « C’est Dieu qui fait droit à l’orphelin et à la veuve, et il aime l’étranger auquel il donne pain et vêtement . » (Deutéronome 10,18). L’exigence de l’accueil de l’étranger est mise ici en lien avec l’expérience d’Israël, soit dans son séjour en Egypte (qui relève plus de la légende que de l’histoire) soit dans sa déportation à Babylone au 6ème siècle.

On peut poursuivre l’enquête sur le statut de l’étranger en évoquant la première page des Actes des Apôtres : parmi tous les résidents à Jérusalem attirés par le bruit de la Pentecôte sont nommés les prosélytes : ils entendent eux aussi, publiées dans leur langue, les merveilles de Dieu (Actes 2,11). Cet événement conduira, quelques années plus tard, aux propos de Saint Paul : il n’y a plus ni juif, ni païen dans la foi qui rassemble les croyants en Jésus. Enfin sera abolie la séparation introduite par la circoncision. Cela ne veut pas dire que ne demeurent pas des différences et que tous doivent être ‘formatés’ selon le même modèle. Cela introduit à une meilleure reconnaissance de l’autre : cet ‘étrange étranger’ est-il capable d’être reconnu comme frère ? quel chemin de reconnaissance est possible  ?

Hier, dans cette perspective juive et chrétienne, la reconnaissance se tissait à partir d’une adhésion à une confession de foi commune ou, au moins, à partir d’une mise en oeuvre d’une tolérance acceptée. L’histoire nous fait connaître la fragilité de cette reconnaissance : elle est loin d’être une règle universelle et une pratique constante. Que peut-il en être aujourd’hui ?

Christian BIOT