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7ème dimanche 18-19 février 2012 / Marc 2,1-12
4ème dimanche de l’Avent L’annonciation à Marie (17/18 décembre 2011)
2ème dimanche de l’Avent 4 décembre 2011
Fête de l’Assomption de la Vierge Marie 15 Août 2011
Matthieu 15, 21 – 28 14 Août 2011
Matthieu 14, 13 – 21 31 juillet 2011
Humour spirituel pour sourire et réfléchir.
Site de dessins humoristique ou didactique de Marie-Pierre et Patricia concernant les relations dans l’église et ses rapports avec la société actuelle.

Depuis trois mois Paul est en Turquie, à Ephèse, pour rejoindre une jeune communauté chrétienne. Il vient ‘confirmer’ cette communauté. Après les incidents racontés, Paul poursuivra son voyage.
1. L’incitation à la révolte. Un orfèvre, Démétrius, fabriquait des temples d’Artémis(1) en argent, et procurait ainsi aux artisans de beaux bénéfices. Ils les réunit, ainsi que ceux des métiers similaires : « Vous savez, mes amis, que notre bien-être vient de cette industrie. Or, vous le voyez et l’entendez dire ..., ce Paul a séduit et entraîné à sa suite beaucoup de monde, en prétendant que les dieux faits de main d’homme ne sont pas des dieux. Non seulement notre profession est menacée de discrédit, mais le temple de la grande déesse Artémis risque d’être compté pour rien, et celle que révèrent l’Asie et le monde entier va se voir dépouillée de son prestige. »
2. La colère. A ces mots, tous furent remplis de colère et se mirent à crier : « Grande est l’Artémis des Ephésiens ! ». La ville fut remplie de confusion et tous ensemble ils se ruèrent vers le théâtre, entraînant avec eux les Macédoniens Gaius et Aristarque(2) , compagnons de voyage de Paul.
3. L’affrontement entre le juif Alexandre et la foule. Paul voulait se présenter devant le peuple, mais les disciples l’en empêchèrent. Quelques asiarques même, qui étaient de ses amis, le firent prier de ne pas se risquer au théâtre. On y poussait les cris les plus divers, la confusion régnait dans l’assemblée et la plupart ne savaient pas pourquoi on était réuni. Alors on fit sortir de la foule Alexandre que les juifs poussaient en avant. Alexandre ... allait s’expliquer devant l’assemblée. Mais quand on eut reconnu qu’il était juif, tous se mirent à crier d’une seule voix et pendant près de deux heures : « Grande est l’Artémis des Ephésiens ! ».
4. Vers le retour au calme. Cependant le secrétaire(3) calma la foule : « Ephésiens, quel est l’homme au monde qui ignore que la ville d’Ephèse est la cité sainte de la Grande Artémis et de sa statue tombée du ciel ? Cela étant indiscutable, vous devez vous tenir tranquilles et ne rien faire d’inconsidéré. Ces hommes que vous avez amenés ne sont coupables ni de sacrilège ni de blasphème envers notre déesse. Si donc Demetrius et les artisans qui sont avec lui ont à se plaindre de quelqu’un, il y a des audiences, il y a des proconsuls : qu’on aille en justice. Si vous avez quelque autre réclamation à présenter, on en décidera dans l’assemblée régulière. Aussi bien, risquons-nous d’être accusés de sédition pour ce qui s’est passé aujourd’hui, vu qu’il n’existe aucun motif qui nous permette de justifier cet attroupement. » Et sur ces mots, il congédia l’assemblée.
Notes : (1) Artémis est la grande divinité dont le culte a lieu à Ephèse. C’est une déesse de la fécondité. (2) Asiarques : les prêtres du culte d’Artémis. (3) Le secrétaire : celui qui dirige les débats de l’assemblée au théâtre.
Commentaires
Les titres ajoutés au récit mettent en valeur le déploiement d’une émeute. C’est le premier fil proposé pour suivre le récit.
Le deuxième fil réside dans la nouveauté religieuse apportée à Ephèse et confirmée par Paul. Cette nouveauté met à mal les marchands du temple, ceux qui tirent des bénéfices des pratiques religieuses. Mais surtout, cette nouveauté remet en question le polythéisme (la reconnaissance de plusieurs dieux) accepté par les grecs et par les gens de Turquie au profit du monothéisme (un seul dieu) dont les juifs et les chrétiens sont les garants.
Un troisième fil peut-être sous-entendu, dont l’actualité est encore présente : La croyance en un Dieu (ou en des dieux) est-elle une sorte de reflet de notre imagination et de notre besoin de sécurité, une production de l’être humain ? La croyance est-elle une réponse de l’homme à ce qu’il perçoit comme une révélation qui vient de Dieu lui-même, la réponse qu’il donne à un don de Dieu ?