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7ème dimanche 18-19 février 2012 / Marc 2,1-12
4ème dimanche de l’Avent L’annonciation à Marie (17/18 décembre 2011)
2ème dimanche de l’Avent 4 décembre 2011
Fête de l’Assomption de la Vierge Marie 15 Août 2011
Matthieu 15, 21 – 28 14 Août 2011
Matthieu 14, 13 – 21 31 juillet 2011
Humour spirituel pour sourire et réfléchir.
Site de dessins humoristique ou didactique de Marie-Pierre et Patricia concernant les relations dans l’église et ses rapports avec la société actuelle.

30. En sortant de là , ils font route à travers la Galilée et Jésus ne veut pas que personne le sache, 31. Car il enseignait ses disciples. Il leur disait : "Le fils de l’homme est livré à des mains d’hommes. Ils le rueront. Et, tué, après trois jours, il se lèvera." 32. Mais eux ne comprennent pas les mots prononcés et ils craignent de l’interroger.
33. Ils viennent à Capharnaüm. Arrivé à la maison, Jésus les interrogeait : "En chemin, quelles réflexions faisiez-vous ?" 34. Ils se taisaient. Car entre eux, ils s’étaient disputés en chemin : qui est le plus grand (meidzôn) ? 35. Jésus s’assoit, il appelle les Douze et leur dit : "Qui veut être premier, qu’il soit, de tous, le dernier, et, de tous, serviteur." 36. Il prend un petit enfant et le met au milieu d’eux. il le serre dans ses bras et leur dit : 37. "Qui accueille un de ces petits enfants en mon nom, c’est moi qu’il accueille. Et qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais celui qui m’a envoyé."
Faire la lecture de ce récit en tentant d’y pointer les différentes étapes : quelles modifications sont introduites qui concernent la vie des disciples ?
1. Les disciples marchent avec Jésus vers la Galilée : c’est un moment propice à la confidence, loin de la foule. Jésus fait part des difficiles événements à venir : le passage par la mort. Il n’y a pas d’autres réactions des disciples que la crainte et … le mutisme. La confidence faite par Jésus n’entraîne pas une démarche de partage et d’échange. Alors, au silence succède la dispute.
2. Le motif de la dispute entre les disciples : Il s’agit d’établir une échelle de valeurs entre les membres du groupe : "Qui est le plus grand ?" Jésus a surpris cette rumination de ceux qui marchent avec lui : tentative de hiérarchisation ? distribution de certificats de ‘bonne conduite’ ? (Est-on ainsi à l’école ou dans une entreprise ?).
Jésus apporte deux réponses à cette dispute.
3. La première réponse concerne la vie interne du groupe : elle est introduite par un changement : les disciples sont désignés comme ‘les douze’. Il ne s’agit plus de regarder des individus dans leurs rivalités mais de prendre en considération le groupe comme un tout cohérent, comme une communauté ou une fraternité. Jésus développe cette considération en évoquant quatre positions : le premier et le dernier, le serviteur et tous. Le premier (protos) ou celui qui est le plus en avant ; le dernier (skatos) celui qui est en arrière (mais ce mot pourrait aussi signifier ‘le plus élevé’) ; le serviteur (diaconos) qui est disponible à tous. Ces mots jouent deux par deux : premier / dernier, serviteur / tous. Cette modification du vocabulaire introduit un autre regard sur la vie interne du groupe et sur la place de chacun.
4. La deuxième réponse est la mise en place d’un enfant au milieu du groupe : ce milieu (le centre du cercle) est donc marqué par la présence d’un être qui ne fait pas partie du groupe, qui n’est ni premier ni dernier, ni tous ni serviteur. C’est un autre qui est désigné seulement comme un enfant (alors que les douze sont des adultes) qui a besoin d’être éduqué : un ‘paidion’, le dictionnaire précise = un petit enfant de moins de sept ans, un mot au neutre, qui précède sans doute la distinction masculin - féminin.
5. Les paroles de Jésus qui accompagnent cette mise en scène introduisent une dimension surprenante à la présence et à l’accueil de cet enfant. Alors qu’il s’agissait, jusque là de fixer des relations horizontales entre les membres du groupe et, peut-être, des relations avec des personnes extérieures au groupe, voilà que Jésus introduit une dimension verticale, celle de la relation à Dieu : ce qui se joue dans la relation d’accueil de cet enfant est significatif de la relation qui se construit entre les disciples accueillants et lui, Jésus et entre ces accueillants et Dieu lui même, ‘celui qui l’a envoyé’. La relation à ‘l’autre’ inscrit la relation à ‘l’Autre’.