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7ème dimanche 18-19 février 2012 / Marc 2,1-12
4ème dimanche de l’Avent L’annonciation à Marie (17/18 décembre 2011)
2ème dimanche de l’Avent 4 décembre 2011
Fête de l’Assomption de la Vierge Marie 15 Août 2011
Matthieu 15, 21 – 28 14 Août 2011
Matthieu 14, 13 – 21 31 juillet 2011
Humour spirituel pour sourire et réfléchir.
Site de dessins humoristique ou didactique de Marie-Pierre et Patricia concernant les relations dans l’église et ses rapports avec la société actuelle.

Pierre et Jean montaient au temple pour la prière de la neuvième heure. Or on apportait un impotent de naissance qu’on déposait tous les jours, à la porte du temple appelée la Belle, pour demander l’aumône à ceux qui y entraient.
Voyant Pierre et Jean sur le point de pénétrer dans le temple, il leur demanda l’aumône. Alors Pierre fixa les yeux sur lui ainsi que Jean ; et il dit : « Regarde-nous ». Il tenait son regard attaché sur eux, s’attendant en retour à recevoir quelque chose. Mais Pierre dit : « De l’argent et de l’or, je n’en ai pas, mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ le Nazoréen, marche. » Et le saisissant par la main droite, il le releva.
A l’instant ses pieds et ses chevilles s’affermirent ; d’un bond, il fut debout et le voilà qui marchait. Il entra avec eux dans le temple, marchant, gambadant et louant Dieu. Tout le peuple le vit marcher et louer Dieu. On le reconnaissait : c’était bien lui qui demandait l’aumône, assis à la Belle Porte du temple. Et l’on fut rempli d’effroi et de stupeur au sujet de ce qui lui était arrivé.
Comme il ne lâchait pas Pierre et Jean, tous, hors d’eux-mêmes, accoururent vers eux au portique dit de Salomon. A cette vue, Pierre s’adressa au peuple : « Hommes d’Israël, pourquoi vous étonner de cela ? Qu’avez-vous à nous regarder comme si c’était par notre propre puissance ou grâce à notre piété que nous avons fait marcher cet homme.
... Par la foi dans le nom de Jésus, à cet homme que vous voyez et connaissez, ce nom a rendu la force et c’est la foi en lui qui, devant vous tous, l’a rétabli en pleine santé.
... C’est pour vous tous que Dieu a ressuscité son Serviteur et l’a envoyé vous bénir, du moment que chacun de vous se détourne de ses perversités.
On peut évoquer ce texte comme une anecdote édifiante : un miracle ! On peut lui prêter attention pour mieux en percevoir la valeur.
1. Pierre et Jean tiennent le devant de la scène. Ils montent au temple et voilà qu’un importun, un impotent, arrête leur marche. Le récit ne dira pas s’ils sont entrés ensuite dans le temple. Cela n’est pas essentiel au récit.
2. L’impotent est porté et déposé quotidiennement par des ‘on’ qui ne transforment pas sa situation de mendiant. Mais il retient l’attention de Pierre et de Jean par sa requête : l’aumône.
3. La réponse de Pierre (et de Jean) n’est pas adéquate à la demande. Elle la déplace. Plutôt qu’un secours, c’est une transformation qui est mise en Å“uvre. Le voilà debout, marchant, gambadant et louant.
4. Cette transformation n’est la simple fruit de la relation entre l’impotent d’une part et Pierre et Jean d’autre part. Entre l’impotent et les deux disciples inter-vient Jésus invoqué par son nom, un être sur lequel on ne peut garder prise, alors que le récit souligne la prise des ‘on’ sur l’impotent et la prise de l’impotent sur les deux disciples. Alors le verset 10 introduit un mot très important : « l’homme est reconnu », il n’est plus un objet porté comme au début du récit.
5. Alors Pierre peut s’adresser non plus à la foule (les ‘on’) mais « au peuple ». Le dynamisme manifesté dans la scène décrite a sa source dans le ressuscité, le Seigneur Jésus, s’il est fait foi en lui. La foi en lui nous ouvre à la puissance régénératrice de Dieu : « C’est pour vous ... »
L’impotent n’a pas été dit ‘pêcheur’ dans le récit et il n’y a, sans doute, pas de péché à lui reprocher. Mais le mot impotent dit aussi ‘impuissant’ quand est évoqué la puissance régénératrice de Dieu.
La phrase finale de Pierre nous révèle qu’une autre paralysie peut nous retenir loin de l’action bénissante (= qui fait du bien) de Dieu : la perversité, c’est à dire le goût pour la malfaisance qui tue. Foi et perversité ne peuvent guère cohabiter.