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Notre rubrique "Sujet du mois" du prochain Côté Soleil aura pour thème :

Notre soif de merveilleux ne peut-elle se satisfaire de l’immense beauté de la création et de l’harmonie qu’on y découvre ?
Non, il ne s’agit pas d’Harry Potter, mais bien d’une vraie question que les chrétiens ne peuvent éluder. Dans les évangiles abondent en effet les miracles de Jésus. Le plus souvent, grâce à nos pasteurs, c’est la signification profonde des messages dont ces écrits sont porteurs qui nous est proposée, sans que nous ayons à trancher sur l’exacte réalité des évènements relatés.
La culture actuelle peut nous aider d’ailleurs à formuler les bonnes questions. Le philosophe René Girard, récemment reçu à l’Académie Française, s’emploie depuis longtemps à démontrer que les évangiles sont une théorie de l’homme avant d’être une théorie de Dieu. C’est donc dans l’épaisseur de l’expérience humaine qu’il faut rechercher les traces de l’intervention divine.
Celle-ci n’est pas nécessairement spectaculaire. Les pèlerins qui reviennent de Lourdes ne ramènent que très rarement le miracle plus ou moins espéré. Pourtant, il arrive que leur vie soit profondément transformée. Peut-on en rester là ? Pas sûr. Scrutons un peu les récits évangéliques, sur un seul exemple : la guérison de l’aveugle de Bethsaïde (Marc 8, 22-26). C’est un miracle en deux temps : Jésus s’y prend à deux fois pour rendre la vue à l’aveugle. C’est donc que le premier essai était raté ! Jésus qui se plante : ça ne s’invente pas ! Il parait alors bien difficile de réduire ce miracle à sa seule portée symbolique.
Nous voici ainsi ramenés à notre questionnement initial. Il nous reste à l’affronter à partir de notre expérience de vie. Et dans notre foi : la foi qui soulève des montagnes !