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7ème dimanche 18-19 février 2012 / Marc 2,1-12
4ème dimanche de l’Avent L’annonciation à Marie (17/18 décembre 2011)
2ème dimanche de l’Avent 4 décembre 2011
Fête de l’Assomption de la Vierge Marie 15 Août 2011
Matthieu 15, 21 – 28 14 Août 2011
Matthieu 14, 13 – 21 31 juillet 2011
Humour spirituel pour sourire et réfléchir.
Site de dessins humoristique ou didactique de Marie-Pierre et Patricia concernant les relations dans l’église et ses rapports avec la société actuelle.

Sur Mt 5,38-48 dimanche 20 février 2011
L’évangile de ce dimanche se situe dans le chapitre 5 de Mt ; ce chapitre débutait par les béatitudes entendues pour la Toussaint. Et voilà qu’aujourd’hui Matthieu relate des paroles du Christ qui explicitent comment être heureux dans les béatitudes, comment marcher de cette manière ajustée pour être fils de Dieu. Quand dans ce passage on parle de « tendre l’autre joue quand on reçoit une gifle », c’est loin d’être un acte de lâcheté ou d’angélisme. Il ne s’agit pas de refuser le conflit car ce serait refuser tout avis différent du sien, donc refuser l’altérité ; non, ce geste de tendre l’autre joue est celui de quelqu’un qui assume ses actes avec force ; on voit combien la non violence manifeste une force intérieure solide ; celui qui refuse la violence n’est pas passif, il décide vraiment son action non violente.
Et aujourd’hui nombreux sont les lieux du monde et de nos vies dans lesquels nous aimerions surmonter une forme de violence pour une attitude plus évangélique :
dans le cadre familial, il se vit parfois dans une fratrie des situations très tendues ; parfois on entre dans cet engrenage sans en percevoir tout de suite les conséquences ; le mal est souvent irréversible et marque ensuite plusieurs générations…on ne se parle plus pendant des décennies…Au moment d’un héritage ou de tout autre partage, la violence peut surgir parce que tout le monde n’a pas le même rapport à l’argent. Quel regard reconstruirait des relations à nouveau fraternelles ?
Sur le plan politique, les exemples se multiplient en ce moment qui montrent combien le conflit sans vrai dialogue tourne à la violence ; souvent l’absence de parole est dû au fait que quelqu’un s’approprie le pouvoir ; mais on voit bien qu’une action violente ne solutionne pas le fond du problème, bien au contraire. Comment pourrions-nous vivre nos responsabilités sans céder à de petites prises de pouvoir autoritaire. Quel est notre regard sur ceux pour qui nous travaillons ?
Sur le plan économique, nous vivons dans un monde de compétition et de guerre économique ; ce système crée de la violence en éliminant le plus faible ; il reste si peu de place pour des métiers humbles et manuels qui autrefois donnaient une dignité réelle à ceux qui les pratiquaient. Et la conséquence est souvent de vivre la profonde humiliation du chômage, qui mène à une perte d’identité. Quel regard avons-nous sur la valeur de tout homme ?
Laissons cet évangile nous éclairer… Cet évangile nous montre deux logiques : d’abord la logique du talion, Å“il pour Å“il et dent pour dent, celle de la riposte automatique ; on est entré dans l’engrenage de la violence. Quand s’arrêtera-t-il ? Nécessairement quand l’un des protagonistes tombe et meurt. Cette logique est celle du plus fort et c’est une logique de mort, elle mène à la mort. Voila donc cette logique qui est parfois en nous. Le Christ nous invite à ouvrir les oreilles vers une autre logique : « On vous a dit…Moi je vous dis » ; écoutons cette logique non de mort mais de vie ; elle est tout autre et elle demande un changement de regard : du regard de la loi du talion au le regard que demande le Christ. Mais le Christ nous entraîne encore au-delà . Pour la seconde fois dans ce texte, Jésus répète « On vous a dit…moi je vous dis » et c’est autre chose qu’il dit, comme pour nous faire faire un pas de plus. Ses disciples connaissent bien le premier commandement « tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cÅ“ur, de toute ton âme et de toute ta force, et aussi tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Ce commandement relie l’amour de Dieu, l’amour de l’autre et l’amour de soi. Jésus en dit la finalité : « c’est afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux ». Jésus ne remplace pas l’ancienne loi par de nouveaux préceptes ; il nous renvoie à notre origine ; nous avons été faits à l’image de Dieu, c’est un don qui nous a été fait dés la naissance ; maintenant, il nous appartient de vivre cette ressemblance avec Dieu. Regardons ce qu’il fait, lui : Il fait lever son soleil sur les méchants et les bons, et il fait tomber la pluie sur les justes et les injustes. L’eau et le soleil, c’est ce qui permet à la plante de grandir ; Dieu fournit à tout homme ce qui lui permet de grandir, d’évoluer vers la sainteté à laquelle il est appelé, même s’il est le plus grand pécheur. Le psaume que nous avons entendu aujourd’hui dit son incessante miséricorde, tendresse, présence pour chacun.
Oui, c’est à la perfection que chacun est appelé ; et ce n’est pas quelque chose d’ordinaire ! Soyez parfaits ! Soyez fils de votre Père qui est aux cieux. Nous sommes donc appelés à vivre en Fils de Dieu comme Jésus vit dans sa relation au Père et aux hommes. Voila donc la mise en Å“uvre de ce mot « heureux » des béatitudes dont une autre traduction est « en marche » ; cette mise en marche est développée là même où le mal est en pleine action, par un regard confiant sur l’homme et vers Dieu. C’est à ses proches disciples que Jésus a voulu dire cela : « on vous a dit…moi, je vous dis » ; aujourd’hui c’est au cÅ“ur intime de chacun que toute cette parole s’adresse…
Christine ROGIER Marie-Thérèse SIMON Bernard JAVAUX