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Photos et Poèmes
de
Joachim NGUYEN VAN TAN
à partir du samedi 12 Mai 2012
église St Maurice
Vernissage expo
Samedi 12 Mai à 10h00
Présentation par l’auteur : Joachim NGUYEN VAN TAN
Signature et dédicace du livre de l’exposition
Pour la visite de l’exposition, merci de vous adresser à la Maison Paroissiale St Maurice, 13 rue St Maurice, au 1er étage, pendant les heures de permanence de 9h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00 du lundi au vendredi.

Invitation à tous les amis de Joachim NGUYEN VAN TAN et de Jean PEYER à venir fêter dans l’église St Maurice deux événements :
* les 24 ans de présence de Joachim ... et son départ vers la retraite.
* les 20 ans de présence de Jean, ses 40 ans de ministère ... et son départ vers de nouveaux horizons.

Un petit chemin à la campagne
Avril 1912. Un employé au gaz, allumeur de réverbères, casse sa tirelire pour acheter 400m² de prés desservis par un chemin à ornières dans les faubourgs de Lyon. Ce natif du Beaujolais, chassé de sa terre par le phylloxéra, retrouve ici un air de campagne. D’ailleurs le terrain d’à côté n’a-t-il pas été choisi par des bourgeois de la presqu’île comme lieu de villégiature ?
Ce petit chemin creux, c’est aujourd’hui la rue Seignemartin ; le métro et le tram passent à proximité, et elle est desservie par deux lignes de bus.
C’est ici que mon arrière-grand-père fit construire sa petite maison en 1913, vite suivi par beaucoup d’autres lyonnais de la classe moyenne inférieure, à la recherche de calme. Dans l’entre deux guerres, le quartier a déjà beaucoup changé. De nombreux artisans s’y sont installés, et le chemin est devenu une artère jalonnée de très nombreux commerces.
Jusqu’à la fin des années soixante, tout le monde se connaissait, on échangeait des légumes du jardin, on s’entraidait. Malgré la rudesse de la vie, il fait bon vivre dans cette France « populaire ».
Aujourd’hui j’habite cette maison. Des immeubles ont grimpé aux alentours, le quartier Laënnec n’a pas bonne presse, mais il subsiste ici une vraie vie de quartier. Les voisins s’échangent encore des Å“ufs de leurs poules, des tomates du jardin ou des confitures de leurs fruits. Les quelques commerçants qui restent connaissent les enfants par leur prénom.
Mais ne nous y trompons pas, il s’agit ici d’un microcosme, d’un petit monde protégé qui brasse une population hétéroclite. C’est en fait une frontière, une zone franche entre le Monplaisir embourgeoisé et le quartier Laënnec et son lot de violences gratuites. On a les mauvais côtés de l’un (tags, braquages à plusieurs reprises du petit bureau de poste, vols d’auto-radio) et le bon côté de l’autre (commerces, marchés, etc...) Ces deux mondes ne se croisent que très rarement.
Nous avons sous nos yeux le principe de l’exclusion qui se développe. Gardons-nous d’en être par trop les acteurs, et veillons à ne pas nous laisser enfermer dans le confort douillet d’un quartier agréable, oubliant le quartier voisin qui fait partie de notre paroisse.
Dominique DANJEAN