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Notre rubrique "Sujet du mois" du prochain Côté Soleil aura pour thème :

Quand, face à un événement, arrivent les « je n’ai pas fait ce qu’il fallait ! », « j’aurais dû ! », « je m’en veux ! », la culpabilisation est en marche et avec elle des comportements d’auto-punition et des conduites d’échec, véritables chemins de destruction de l’estime de soi, de dépréciation (de pretium - l e prix en latin = enlever du prix, de la valeur).
La culpabilité est un sentiment plus que désagréable. C’est l’impression d’être marqué par une souillure. Elle est comme une seconde peau, elle colle bien !
Elle s’inscrit en nous ou devient consiente, le plus souvent suite à des événements traumatiques qui s’imposent à nous. Nous éprouvons alors le sentiment de perdre le contrôle sur ce qui nous arrive. Nous sommes parfois brutalement confrontés à nos limites, celles de l’autre, de la relation, des choix que nous avons posés, à la tentation de la toute-puissance (« si je pouvais maîtriser tout, cela n’arriverait pas ! ») tel un superman (!).
Or si nous n’y prenons pas garde, la culpabilité va nous entraîner dans des difficultés relationnelles avec nous-mêmes d’abord puis avec les autres, nous risquons d’entrer dans un jeu malsain de victimisation en boucle (« ce n’est pas de ma faute ! ») qui ne nous permet pas de jouer notre rôle d’humain responsable de ses actes dans notre société.
Nous serons invités à perdre nos illusions, nos croyances en un monde sans faille, sans échec, ni mort. Ce sera au contraire en acceptant d’entrer au plus profond de nous-mêmes dans notre fragilité et notre vulnérabilité toutes humaines que nous pourrons nous remettre debout en retrouvant l’estime de nous, grandir et poursuivre notre chemin vers la vie.
Pour cela il sera nécessaire de mettre en mots ce qui a fait mal, les conséquences des blessures, les dégâts causés. Les ex-primer pour éviter de les im-primer en soi. Reconnaître la blessure c’est déjà entamer la lente remontée vers soi. Ce sera long et nous aurons besoin du soutien des autres, nos proches ou nos pairs dans la souffrance mais aussi souvent dans une démarche thérapeutique d’une oreille extérieure, écoutante et attentive à la douleur qui se vit.