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Notre rubrique "Sujet du mois" du prochain Côté Soleil aura pour thème :

Dans notre calendrier, un certain nombre de dates commémorent des événements passés qui ont une importance particulière dans la vie de la nation : le 14 juillet, le 11 novembre, le 8 mai… En l’occurrence, on pense de ces événements qu’ils font l’unanimité en célébrant la grandeur de la nation : début d’une nouvelle ère, victoires militaires… Leur commémoration contribue à resserrer l’unité nationale.
Ce qui n’empêche pas de poser, de plus en plus, des questions critiques sur ces événements : pourquoi les révolutions ? ; qui a la responsabilité des guerres et quelles en sont les séquelles aujourd’hui ? Plus récemment ont été instituées des journées commémoratives d’événements dramatiques et douloureux : journée de la déportation (dernier dimanche d’avril), commémoration de la traite négrière, de l’esclavage et de son abolition (10 mai)…
Dans l’Eglise catholique, à l’occasion du jubilé de l’an 2000, considéré comme une invitation à la conversion, les chrétiens et l’institution ecclésiale ont été invités à reconnaître leurs péchés du passé : intolérance, volonté de puissance, etc… Le devoir de mémoire a de multiples dimensions. Il peut être la reconnaissance de l’héritage transmis par ceux qui nous ont précédés. Ce que nous sommes aujourd’hui, nous le devons en partie à nos parents, et à nos ancêtres dans la nation et dans la foi. Le devoir de mémoire, c’est aussi la reconnaissance des mauvaises actions passées des institutions auxquelles nous appartenons : état, collectivités, Eglise, dont les victimes sont parfois encore au milieu de nous. Cela demande la volonté de prendre les moyens de ne pas retomber dans les mêmes errances, et peut impliquer des ruptures radicales avec les comportements traditionnels de l’institution, même s’ils sont hérités du passé. Les mémoires des peuples et des individus ne coïncident pas et peuvent s’opposer jusqu’à la violence. Pour la paix, il importe que les mémoires se rencontrent pour devenir des mémoires partagées.