| lu | ma | me | je | ve | sa | di |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 30 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 |
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 |
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 |
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 |
| 28 | 29 | 30 | 31 | 1 | 2 | 3 |

Notre rubrique "Sujet du mois" du prochain Côté Soleil aura pour thème :

Aujourd’hui, nous sommes dans un monde un peu fou qui aspire à sortir du « désespoir farouche » *
Nous pensons à tous ceux que la maladie, la solitude, l’échec, l’incertitude, l’humiliation, retirent peu à peu du groupe des vivants. Inutile de chercher très loin : chacun, d’une manière ou d’une autre, est concerné et touché.
Dans la vie du monde et la nôtre, la plus intime, la plus ordinaire, la plus banale, la promesse pascale vient nous rejoindre, nous surprendre, par son caractère inouï qu’on ne peut, ou ne veut entendre. Nul n’échappe à la mort, celle à la fin de notre parcours sur terre comme toutes celles du quotidien.
Notre expérience personnelle nous montre qu’il y a dans l’amour une force capable de desserrer déjà dans nos existences l’étau de la mort. Mais à Pâques, l’amour de Dieu a définitivement vaincu. En ces périodes de transformations profondes dans l’Eglise et dans la société, la peur peut dominer et nous faire passer à côté de ce qui surgit.
Accueillir la résurrection du Christ, y croire dans la foi comme une aventure pour la Vie, c’est consentir à ne rien retenir d’inutile pour cette traversée. Il faut nous concentrer sur l’essentiel : dans nos vies et nos communautés, seul l’amour de la Vie, patiemment rechoisi, nous associera jour après jour au travail de résurrection du Christ.
A tous, Joyeuses Fêtes de Pâques ! Jean PEYER
* Blaise Cendrars. Les Pâques à New York - avril 1912