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7ème dimanche 18-19 février 2012 / Marc 2,1-12
4ème dimanche de l’Avent L’annonciation à Marie (17/18 décembre 2011)
2ème dimanche de l’Avent 4 décembre 2011
Fête de l’Assomption de la Vierge Marie 15 Août 2011
Matthieu 15, 21 – 28 14 Août 2011
Matthieu 14, 13 – 21 31 juillet 2011
Humour spirituel pour sourire et réfléchir.
Site de dessins humoristique ou didactique de Marie-Pierre et Patricia concernant les relations dans l’église et ses rapports avec la société actuelle.

Regard de mort, regard de vie
Jean 8, 1 – 11
(dans la traduction liturgique, après ‘ils la font avancer’, il faut ajouter : ‘ils la placent au milieu’)
Prendre un peu de temps pour entrer dans ce récit de l’évangile de Jean : repérer les séquences qui constituent le récit.
1. On est au temple de Jérusalem, au centre de la vie religieuse des juifs de Palestine ; des scribes et des pharisiens y conduisent une femme pour la mettre au centre d’un cercle qu’ils forment autour d’elle. Puis il présente à Jésus un motif d’accusation.
. Cette femme a été prise en flagrant délit d’adultère. Cela laisse entendre qu’elle était là avec son complice qui a curieusement échappé à cette arrestation.
. Elle est mise en accusation à partir d’un texte déformé de la tradition biblique : le texte du Lévitique (20,10) comme celui du Deutéronome (22, 22-24) précisent en effet que l’homme et la femme surpris en train de commettre l’adultère doivent être mis à mort ‘pour faire disparaître d’Israël le mal’.
Ainsi le récit fait apparaître la perversion du geste de ceux qui la mettent au milieu d’un cercle accusateur.
Cette démarche n’est - elle pas révélatrice de la violence qui, parfois, nous saisit nous aussi quand nous sommes devant l’auteur d’un meurtre, de violences conjugales ou de pédophilie ? Si oui, la suite du récit nous concerne de façon particulière.
2. Deux fois Jésus va faire un geste qui peut surprendre : ‘il se courbe et, du doigt, il écrit sur le sol’. Dans le temps qu’il se donne ainsi, deux expressions sont mêlées : Jésus se met à la hauteur de la femme placée au milieu du cercle et il fait un geste d’écriture : ce n’est pas le geste de l’écriture des ‘tables de la Loi’ mais c’est est le geste, éphémère et particulier, d’une écriture qui ne sera pas gravée dans la pierre pour des siècles, un geste qui répond à la situation particulière. Ainsi Jésus nous fait passer de la Loi à la démarche de la conscience face à une situation prise dans sa singularité. Aussi peut-il se relever : ‘Que celui qui est sans péché, le premier, sur elle jette la pierre.’ Pendant que les encercleurs prennent le temps de partir, Jésus refait le même geste. Ce geste nous introduit dans le troisième moment du récit.
3. Alors les paroles que Jésus prononce ne sont plus une parole de condamnation à mort : ‘moi non plus, je ne te condamne pas’ suivi d’une parole de relèvement, de nouvelle naissance : ‘Va, de cet instant, ne pèche plus’.
Ainsi le milieu du cercle n’est plus un lieu de lapidation et de mort mais il devient un lieu de re-naissance qui sera souligné par le fait que la femme est autorisée à prendre la parole, à répondre à une interrogation de Jésus.
La femme n’est plus un objet de l’adultère, elle est reconnue comme une vraie personne capable de vivre et de parler en son nom propre. Cette femme vit déjà le mystère de la résurrection !
Aussi deux interrogations peuvent surgir en nous :
* La première : avons-nous été bénéficiaire dans notre vie d’une telle parole de libération ?
* La seconde : avons-nous été l’auteur d’une telle parole pour ceux qui nous entourent ?
Nous prenons quelques instants de silence pour porter en nous cette double interrogation.
Christian BIOT