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7ème dimanche 18-19 février 2012 / Marc 2,1-12
4ème dimanche de l’Avent L’annonciation à Marie (17/18 décembre 2011)
2ème dimanche de l’Avent 4 décembre 2011
Fête de l’Assomption de la Vierge Marie 15 Août 2011
Matthieu 15, 21 – 28 14 Août 2011
Matthieu 14, 13 – 21 31 juillet 2011
Humour spirituel pour sourire et réfléchir.
Site de dessins humoristique ou didactique de Marie-Pierre et Patricia concernant les relations dans l’église et ses rapports avec la société actuelle.

Jean 13, 31 – 35
J’ai rétabli le texte proposé aujourd’hui dans son intégralité. (On peut se demander pourquoi les découpeurs des séquences évangéliques pour la liturgie sont aussi négligents dans leur travail !)
Trois étapes dans ce texte : une union annoncée, une séparation, une autre union proposée.
1. Après le départ de Judas qui va, sans doute, aller comploter contre lui, Jésus parle à ses disciples de sa prochaine relation avec Dieu, son Père. Un mot revient quatre fois, le mot ‘gloire’ ou le verbe ‘glorifier’. Comment comprendre ce mot ? Puis Jésus évoque la séparation qui va s’introduire entre lui et les juifs car ‘ils ne peuvent venir là où il va se trouver’. Enfin Jésus donne une conduite nouvelle pour ses disciples : s’aimer les uns les autres. Glorifier - être séparé - aimer : ces trois expressions forment un jeu de mots révélateur de ce qui se fait ou se défait entre Jésus, ses disciples et les juifs.
2. La gloire et la séparation s’opposent : être ensemble et être chacun dans son coin. Mais cet ‘être ensemble’ n’est pas simplement une juxtaposition, celle que nous connaissons quand nous prenons le métro ou le bus et que nous sommes serrés les uns contre les autres, celle que nous connaissons quand nous sommes les uns derrière les autres dans une salle de classe ou une queue pour entrer au cinéma. Cet ‘être ensemble’ c’est se découvrir dans la profondeur de nos personnalités, c’est entrer dans une intimité durable, celle que nous partageons, rarement, avec des frères ou des sœurs humains. C’est cette relation qui ne connaît pas la brouille ou la dissimulation ou l’incompréhension, relation limpide et simple qui est toujours une réalité exceptionnelle. La séparation est ainsi l’expérience contraire lorsque, même si nous sommes les uns à côté des autres, nous n’avons plus rien à nous dire, plus rien à partager : retour à l’isolement ou à la dispersion.
3. Alors Jésus va donner un commandement nouveau : s’aimer. Ce n’est pas exactement un commandement … parce que ‘aimer’ cela ne se fait pas ‘sur commande’ mais c’est une invitation très pressante, une invitation qui nous permet dès maintenant d’entrevoir l’expérience que Jésus va vivre avec son Père, sous le mot ‘glorifier’. S’aimer, c’est rompre avec l’isolement, l’indifférence ou le mépris et se faire proche de l’autre pour entrer en partage, pour entrer dans le jeu de l’entraide, pour découvrir nos richesses humaines, que ce soient celles du travail, de la sympathie ou de l’affection, dans le respect de la personnalité de chacun. Aimer, ce n’est pas devenir ‘comme l’autre’, mais bien plus souvent découvrir que ce qui nous différencie manifeste une prodigieuse diversité des êtres humains que nous sommes. Or cette expérience, vécue maintenant, pré-figure ce que nous partagerons avec Jésus auprès de son Père.
Conclusion : le sens de notre eucharistie d’aujourd’hui comme annonce et mise en Å“uvre de cette communion avec Dieu.